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© Xavier Chertier
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PUBLIÉ LE 14/11/2016

A RETROUVER DANS

Inexploré Hors-Série n°5

Oser une vie nouvelle - Du rêve à la transformation...
Magazine » Entretiens

Suivre ses voix

Disposer de capacités extrasensorielles n’est pas facile ; accepter de s’y consacrer ne l’est pas davantage. Hélène Myran revient sur les sombres circonstances qui l’ont poussée à se mettre en lumière, après des années à l’ombre d’elle-même.

Sainte-Luce. Un nom d’une bien jolie douceur, pour une petite commune de bord de Loire, en pays nantais. Il y a vingt-quatre ans, pourtant, la ville fut endeuillée par un drame d’une rare noirceur. Le 24 mai 1992, alors qu’elle rentrait à pied de son cours de piano, la jeune Gaëlle, 16 ans, fut agressée par deux hommes éméchés. Enchaînée, violée, étranglée. Hélène Myran se souvient très bien de la tragédie, et des mois qui l’ont suivie. Et pour cause : Gaëlle était la fille de son mari. Quoi de pire que de perdre un enfant dans de telles circonstances ? La violence, l’absence, la nécessité de continuer à vivre...

En 1995, au procès des assassins, Hélène est au premier rang. Submergée de douleur, elle ne peut s’empêcher de remarquer un oiseau qui volette au-dessus d’elle. Que fait-il dans la salle d’audience ? Comment est-il entré ? Alors que les juges sont sur le point de délibérer, Hélène Myran entend distinctement une voix désincarnée lui ordonner de sortir du tribunal. Perd-elle les pédales ? Elle tente de ne pas y prêter attention, mais la voix insiste. « L’appel était impérieux, je ne pouvais pas ne pas obéir », se souvient-elle. Une fois dehors, la voix reprend : « Tourne à gauche, passe par ici, continue par là »… jusqu’au cimetière de la Miséricorde. La voix la guide parmi les tombes. « J’ai abouti devant une stèle où rien n’était écrit que deux lettres, G et H, l’initiale de mon prénom et de celui de ma belle-fille », raconte Hélène Myran. Stupeur : l’image de Gaëlle apparaît devant elle, habillée comme le jour de sa mort. « Tu dois croire à la survie de l’âme », lui dit celle-ci. Le choc est immense. « C’était flagrant, elle était assise à côté de moi sur la tombe », insiste Hélène Myran.


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