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PUBLIÉ LE 04/12/2017

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Inexploré Hors-Série n°6

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Thérapie Festen : Se libérer de ses peurs

Nos relations familiales impriment très précocement en nous des croyances et des comportements. La thérapie Festen propose de les identifier et de nous en libérer.

Si vous avez vu Festen, vous vous en souvenez sûrement : dans le film de Thomas Vinterberg, le héros profite d’un repas de famille pour dénoncer l’inceste paternel dont lui et sa soeur ont été victimes. La scène a l’effet d’une bombe. Ancien éducateur, coach et formateur, André Charbonnier en a été marqué. « Dans mon travail, auprès de ma famille, j’étais dévoué, mais coupé de mes émotions et de mes ressentis », raconte-t- il. Jusqu’au jour où l’un de ses enfants lui ferme la porte au nez. « Pour rire », sûrement, mais le geste le met dans une colère noire. « Comme s’il me signifiait que je n’existais pas ! analyse-til. Ma réaction était disproportionnée ; j’ai compris que quelque chose n’allait pas. » Sept ans de psychanalyse plus tard, il ne se sent qu’un peu mieux.

« Mais une nuit, j’ai rêvé que mon père n’était pas mon père », poursuit-il. Ayant perdu sa mère très tôt, il en parle à l’homme qui l’a élevé, qui le met à la porte. Par sa tante, il retrouve son géniteur et des tests ADN confirment son intuition. André Charbonnier réunit alors sa famille pour affirmer sa vérité et demander publiquement à son père s’il est bien son fils. Les effets sont ébouriffants. L’entreprise qu’il a créée, jusque-là moribonde, décolle. Sa vie personnelle prend un nouveau tournant. Rien ne peut plus le dévaloriser ! De quoi le faire réfléchir… Et si nous avions tous des peurs et des croyances liées à notre enfance, qui nous minent sans que nous en ayons conscience ?

« On a tous souffert, à différents degrés, de rejet, d’abandon, de trahison, d’humiliation, d’injustice ou de violence, estime-t-il. Sans parler du poids des mémoires et des fantômes familiaux. » Pour lui, le schéma est simple : le père et la mère sont censés incarner la sécurité et l’amour. Lorsqu’ils sont défaillants, l’enfant tend à prendre la faute sur lui et à s’accuser de ce qu’il subit. « Si mon père me bat, c’est que je ne vaux rien, illustre-t-il. Ainsi, je crée un mensonge qui repeint mon monde. Je ne vis plus dans la réalité, mais dans cette illusion.» (...)


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