Sylvain Tesson
écrivain, et membre d'honneur de l'INREES
L'idée qu'il ne faut pas s'arrêter à l'apparence des choses mais croire à leur transparence est vieille comme l'Antiquité grecque. Lucrèce dans son De Natura Rerum, mon livre de chevet, ne dit pas autre chose en parlant des corps physiques comme de "simulacres". Aussi, un institut qui se propose de porter un regard de curieux au lieu d'un jugement dogmatique sur les phénomènes ne peut-il que m'attirer. Les certitudes sont des prisons.